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Si l’ombre d’une mouette dessine sur la façade une trajectoire battante, ira-t-on la suivre ? Comme l’on poursuit implacable cette souris, espérant faire main basse sur le fromage. Si les plus belles histoires sont celles dont on rêve, se lèvera-t-on pour les figer ? Tant d’idées et si peu d’allant, comme il est étroit, notre trajet, tous les jours répété, en une danse solitaire, chorégraphiée pour nous, par des milliers d’âme, incarcérées, dans ce ballet si humain. Un tas d’ancres rouillées s’étalent sous nos pieds, l’élan fusant que l’on veut croire éternel, finit par retomber en fracas dissonant. Restent les lignes brisées, scintillants souvenirs, éclats des pas fragiles.
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