En soi

Publié le par hibou

à Mathieu Bréard

 

 

 

Une odeur de vie à côté de moi, l'odeur de tes bras, ton odeur à toi. L'oreiller en est imprégné, je suis enivré.

Je ferme les yeux, quitte le feu. Brûlant, je me tourne, l'esprit brumeux emplis de rêves éveillés, de souvenirs.

Au milieu des draps parfumés je rejoins Morphée.

 

Et après plusieurs mois, la putain de gueule de bois vient m'éveiller. Ton odeur s'est dissipée, me reste l'oreiller à détremper.

 

Un goût à côté de moi, le goût des embruns, le bruit du réveil-matin. Ma gorge est serrée, je suis désespéré.

Je ferme les yeux, quitte le feu. Brûlant, je me tourne, l'esprit brumeux emplis de rêves oubliés, de souvenirs.

Au milieu des draps humidifiés je rejoins Morphée.

 

Et après plusieurs mois, mes sens m'apporteront un nouveau toit. Ton odeur reviendra, me restera tout à oublier, m'enivrer.

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Publié dans Dédiés

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