BIFFF 2013 – Hellgate : l’âme, l’âme, vite sors, sors !
Lorsque Jeff émerge du coma en Thaïlande, il a la désagréable surprise de constater que sa femme et son fils n’ont pas survécu à l’accident de voiture, dont il vient de réchapper. Heureusement il a sa propre infirmière, pour lui tout seul, Choï, et elle est décidé à le remettre sur pied. Mais bientôt il déchante car comme dirait Haley Joel Osment, il voit des gens qui sont morts…

Autant le dire tout de suite, Hellgate n’est pas un petit portail finement ouvragé, c’est plutôt du fer forgé massif décoré d’angelots. A mi-chemin entre Ghost et the Fountain, le film s’est noyé dans le glucose et les fantômes hyperactifs.
Parce qu’il faut bien le reconnaître, la seule chose qui va vite dans ce film, c’est les fantômes. Un début lent et superflu, un happy-end kitchissime entourent une quête initiatique légèrement saupoudré de folklore Thaïlandais. Et puis régulièrement, des fantômes sanguinolents apparaissent dans un montage saccadé, genre « bouh tu m’avais pas vu, regarde je suis mort, il est pas mal mon maquillage, non ? ». Le tout est enveloppé dans une musique toute aussi subtile.
Au milieu de cette accumulation foutraque de personnages inutiles et improbables se trouve pourtant un passage plus convaincant, où les fantômes sont remplacés par des sortes de démons et où intervient la fameuse porte. Métaphore du deuil, Hellgate part d’une bonne idée, malheureusement sous-exploitée et traitée de façon bancale, à savoir explorer des éléments relatifs aux mythes thaïlandais.
Malheureusement le film oscille entre eau de rose et scène d’angoisse, sans jamais prendre pied nulle part, et on ressort de la salle en ayant la désagréable impression d’avoir assisté à une longue épreuve de Fort Boyard.
Article publié sur www.discordance.fr.