BIFFF 2013 – Frankenstein’s army, same player shoot again

Publié le par hibou

Des robots Mort-vivants nazis fabriqué par un certain docteur, décime une unité russe. Et puis c’est tout, faut pas trop compliquer les scénarios, sinon après on ne comprend pas tout.

 

Ce film hollandais, tourné en anglais, probablement parce que les russes sont anglophones, se caractérise essentiellement par son manque d’originalité, les mêmes stéréotypes de soldats, les mêmes ressorts scénaristique que le très mauvais 25ème Reich diffusé mercredi au BIFFF.

 

Filmé en found footage, parce qu’évidement les russes font un film de propagande sur leur glorieuse avancée, mais en se filmant à la façon des adolescents modernes, histoire de ne  pas gâcher la pellicule. Comme on est pendant la seconde guerre mondiale, on a d’ailleurs le droit à un petit effet pellicule brulée à chaque changement de séquence, du plus bel effet sur du numérique…

 

Gratiné de quelques remarques douteuses sur le communisme, le nazisme, les juifs, le film prend le parti de nous montrer la réalité de la guerre, de façon tellement crédible qu’on en attrape une crampe aux zygomatiques.

Il faut tout de même reconnaître que les décors sont sympathiques et les costumes et maquillages convaincants. C’est d’ailleurs le seul intérêt du film, le personnage principal, celui qui tient la caméra, les aime aussi d’ailleurs, puisque chaque fois qu’il voit un nouveau robot-mort-vivant, il ne peut pas s’empêcher de foncer dessus pour faire un gros plan. C’est l’occasion de quelques clins d’œil sympathique notamment à Robocop.

 

En résumé, ce film ressemble à une énorme bande démo pour un jeu vidéo, un doom-like doté d’un pauvre scénario. Mary Shelley n’est plus à cela prêt, sa tombe étant déjà un véritable Lavomatic, mais nul doute qu’elle a apprécié d’y faire un tour de plus.

 

Frankensteins-Army.jpg

 

Article publié sur le site www.discordance.fr

 

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Publié dans Critiques

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