Balancelle
Seul au bout de la corde, seul le vent le balance. Il vole doucement attaché aux branches de l’hêtre. Ce n’est qu’un enfant isolé dans ce gigantesque pré.
Les pieds en avant, il monte, prenant de l’élan, c’est chouette de se balancer. Caresser le ciel avec ses pieds.
Quel dommage que cette corde est glissée. Qu’elle lui ait enserré son petit cou innocent, qu’il soit devenu tout bleu puis tout blanc. C’est le temps, c’est sa langue qui pend.
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